Croquettes, pâtée ou ration maison : comment bien nourrir son chien

Publié le 1 octobre 2026 · 5 min de lecture · L’équipe canin.ma

Avantages et limites de chaque type d’alimentation, quantités, transition alimentaire : les repères pour choisir sans se laisser guider par le marketing.

Croquettes, pâtée, viande crue, restes de table : sur l’alimentation du chien, chacun a son avis, et les emballages promettent tous la santé parfaite. En réalité, il existe plusieurs bonnes façons de nourrir un chien, et quelques mauvaises. Ce guide vous donne les repères pour choisir en fonction de votre chien et de votre budget, sans vous laisser guider par la publicité.

Ce dont un chien a besoin

Le chien n’est pas un carnivore strict comme le chat. Il a besoin de protéines de bonne qualité, de matières grasses, d’une quantité modérée de glucides qu’il digère bien s’ils sont cuits, de fibres, de minéraux et de vitamines, le tout dans des proportions précises. Trop ou pas assez de calcium chez un chiot de grande race, par exemple, provoque des troubles de croissance sérieux.

C’est pourquoi le premier critère est simple : votre chien doit recevoir un aliment complet et équilibré, adapté à son âge et à sa taille. Tout le reste est secondaire.

Les croquettes

C’est le mode d’alimentation le plus répandu, et pour de bonnes raisons : elles sont pratiques, se conservent bien, coûtent moins cher à la ration et sont formulées pour couvrir tous les besoins.

Leurs limites : elles contiennent peu d’eau, ce qui impose de laisser de l’eau fraîche en permanence, et leur qualité varie énormément d’une gamme à l’autre. Entre une croquette premier prix et une croquette de qualité, la différence se voit sur le pelage, les selles et la quantité à distribuer.

Sous le climat marocain, conservez le sac fermé, dans un endroit frais et sec, idéalement dans un contenant hermétique. Les graisses rancissent vite à la chaleur. Achetez des sacs que vous terminerez en un mois à six semaines plutôt que le plus grand format.

L’alimentation humide

Pâtées, terrines et sachets fraîcheur sont très appétents et apportent beaucoup d’eau, ce qui est intéressant pour les chiens qui boivent peu, les chiens âgés ou ceux qui ont des problèmes urinaires. Elles sont en revanche plus chères à la ration, se conservent peu de temps une fois ouvertes et entretiennent moins bien l’hygiène dentaire.

Beaucoup de propriétaires combinent les deux : croquettes comme base, et une cuillère de pâtée pour l’appétence. C’est une bonne solution, à condition de réduire la quantité de croquettes en conséquence.

Vérifiez sur l’emballage qu’il s’agit bien d’un aliment complet : certaines boîtes sont des aliments complémentaires, qui ne suffisent pas à eux seuls.

La ration ménagère

Cuisiner pour son chien est possible, mais ce n’est pas donner les restes du repas. Une ration ménagère équilibrée comporte une viande ou un poisson, une source de glucides comme le riz bien cuit, des légumes, une huile végétale et, obligatoirement, un complément minéral et vitaminique formulé pour le chien. Sans ce complément, la ration est carencée en calcium, et les conséquences apparaissent en quelques mois, surtout chez le chiot.

Si cette voie vous intéresse, demandez à un vétérinaire de calculer la recette pour votre chien. Les recettes trouvées sur Internet sont très souvent déséquilibrées.

Quant aux restes de table, ils sont trop gras, trop salés, et certains aliments courants sont réellement toxiques. Consultez notre liste des aliments dangereux pour le chien.

L’alimentation crue

Le régime à base de viande crue a ses partisans. Il demande une grande rigueur d’équilibre et d’hygiène : la viande crue peut porter des bactéries comme les salmonelles, qui contaminent la cuisine et les personnes fragiles, et des parasites. Avec la chaleur et une chaîne du froid parfois incertaine, le risque est plus élevé. Si vous y tenez, faites-vous accompagner par un vétérinaire et ne donnez jamais d’os cuits.

Adapter à l’âge et à la taille

  • Le chiot a besoin d’un aliment de croissance, plus riche en protéines et en énergie. Les chiots de grande race doivent recevoir une formule « grande race », moins calorique et au calcium contrôlé, pour grandir lentement.
  • Le chien adulte reçoit un aliment d’entretien adapté à son gabarit et à son activité.
  • Le chien âgé, à partir de sept ou huit ans, plus tôt pour les grands gabarits, profite d’un aliment moins calorique et plus digeste.
  • La chienne gestante ou allaitante a des besoins très élevés : on la nourrit avec un aliment pour chiot.

Le passage de l’aliment chiot à l’aliment adulte se fait vers dix à douze mois pour les petites races, et jusqu’à dix-huit à vingt-quatre mois pour les races géantes.

Quelle quantité donner ?

Les quantités indiquées sur le sac sont un point de départ, pas une vérité. Elles dépendent du poids idéal du chien, pas de son poids actuel, et surestiment souvent les besoins d’un chien d’appartement.

Fiez-vous à la silhouette de votre chien :

  • vous devez sentir ses côtes sous vos doigts sans appuyer, sans les voir ;
  • vu de dessus, il a une taille marquée derrière les côtes ;
  • vu de profil, son ventre remonte vers l’arrière.

Si les côtes ne se sentent plus, réduisez la ration de dix pour cent et réévaluez après deux semaines. L’obésité raccourcit la vie du chien et aggrave l’arthrose, le diabète et les problèmes cardiaques. Pesez la ration avec une balance de cuisine : un verre doseur trop rempli peut représenter vingt pour cent de calories en plus.

Comptez aussi les friandises. Elles ne devraient pas dépasser dix pour cent de l’apport quotidien.

Combien de repas ?

Trois à quatre repas par jour pour un chiot jusqu’à quatre mois, trois jusqu’à six mois, puis deux repas par jour à l’âge adulte. Deux repas valent mieux qu’un seul, en particulier pour les grands chiens à poitrine profonde, exposés à la torsion d’estomac. Évitez l’exercice intense dans l’heure qui précède et les deux heures qui suivent le repas.

Changer d’aliment en douceur

Un changement brutal provoque diarrhées et vomissements. Étalez la transition sur sept à dix jours :

  1. jours 1 à 3 : un quart du nouvel aliment, trois quarts de l’ancien ;
  2. jours 4 à 6 : moitié-moitié ;
  3. jours 7 à 9 : trois quarts du nouvel aliment ;
  4. jour 10 : nouvel aliment seul.

L’eau, surtout l’été

Un chien boit en moyenne cinquante à soixante millilitres d’eau par kilo et par jour, et nettement plus quand il fait chaud ou qu’il mange des croquettes. Laissez toujours de l’eau fraîche et propre à disposition, changée au moins une fois par jour, et emportez-en en promenade.

Comment choisir, concrètement

Aucune marque n’est la meilleure pour tous les chiens. Un bon aliment est celui que votre chien mange volontiers et avec lequel il a un poil brillant, des selles fermes et peu abondantes, un poids stable et de l’énergie. Pour comparer deux sacs, apprenez à lire une étiquette de croquettes, puis parcourez les annonces d’alimentation pour comparer les prix près de chez vous.

À retenir

Choisissez un aliment complet adapté à l’âge et à la taille de votre chien, pesez la ration, surveillez sa silhouette plutôt que les chiffres du sac, changez d’aliment progressivement et ne laissez jamais la gamelle d’eau vide. En cas de doute, de maladie ou de surpoids, votre vétérinaire reste le meilleur conseiller.

À lire aussi

Tous les articles